Un peu de lecture pour améliorer votre compréhension écrite.
Il s'agit d'un article paru dans le journal Le Nouvel Observateur, à propos du vol de la dernière partie du roman 50 nuances de Grey.
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23 jun. 2015
15 abr. 2013
COMPRÉHENSION ÉCRITE: LE PETIT NICOLAS 5
Lisez le texte et répondez aux questions.
Un nouveau professeur de gymnastique a fait son apparition sur la plage, et tous les parents se sont empressés d’inscrire leurs enfants à son cours. Ils ont pensé, dans leur sagesse de parents, que d’occuper les enfants pendant une heure tous les jours pouvait faire le plus grand bien à tout le monde.
Hier, on a eu un nouveau professeur de gymnastique.
— Je m’appelle Hector Duval, il nous a dit, et vous?
— Nous pas, a répondu Fabrice, et ça, ça nous a fait drôlement rigoler.
J’étais sur la plage avec tous les copains de l’hôtel, Blaise, Fructueux, Mamert, qu’il est bête celui-là! Irénée, Fabrice et Côme. Pour la leçon de gymnastique, il y avait des tas d’autres types ; mais ils sont de l’hôtel de la Mer et de l’hôtel de la Plage et nous, ceux du Beau-Rivage, on ne les aime pas.
Le professeur, quand on a fini de rigoler, il a plié ses bras et ça a fait deux gros tas de muscles.
— Vous aimeriez avoir des biceps comme ça? a demandé le professeur.
— Bof, a répondu Irénée.
— Moi, je ne trouve pas ça joli, a dit Fructueux, mais Côme a dit qu’après tout, oui, pourquoi pas, il aimerait bien avoir des trucs comme ça sur les bras pour épater les copains à l’école. Côme, il m’énerve, il veut toujours se montrer. Le professeur a dit:
— Eh bien, si vous êtes sages et vous suivez bien les cours de gymnastique, à la rentrée, vous aurez tous des muscles comme ça.
Alors, le professeur nous a demandé de nous mettre en rang et Côme m’a dit:
— Chiche que tu ne sais pas faire des galipettes comme moi. Et il a fait une galipette.
Moi, ça m’a fait rigoler, parce que je suis terrible pour les galipettes, et je lui ai montré.
— Moi aussi je sais ! Moi aussi je sais ! a dit Fabrice, mais lui, il ne savait pas. Celui qui les faisait bien, c’était Fructueux, beaucoup mieux que Blaise, en tout cas. On était tous là, à faire des galipettes partout, quand on a entendu des gros coups de sifflet à roulette.
— Ce n’est pas bientôt fini? a crié le professeur. Je vous ai demandé de vous mettre en rang, vous aurez toute la journée pour faire les clowns!
On s’est mis en rang pour ne pas faire d’histoires et le professeur nous a dit qu’il allait nous montrer ce que nous devions faire pour avoir des tas de muscles partout. Il a levé les bras et puis il les a baissés, il les a levés et il les a baissés, il les a levés et un des types de l’hôtel de la Mer nous a dit que notre hôtel était moche.
— C’est pas vrai, a crié Irénée, il est rien chouette notre hôtel, c’est le vôtre qui est drôlement laid!
— Dans le nôtre, a dit un type de l’hôtel de la Plage, on a de la glace au chocolat tous les soirs
— Bah! a dit un de ceux de l’hôtel de la Mer, nous, on en a à midi aussi et jeudi il y avait des crêpes à la confiture!
— Mon papa, a dit Côme, il demande toujours des suppléments, et le patron de l’hôtel lui donne tout ce qu’il veut!
— Menteur, c’est pas vrai! a dit un type de l’hôtel de la Plage.
— Ça va continuer longtemps, votre petite conversation ? a crié le professeur de gymnastique, qui ne bougeait plus les bras parce qu’il les avait croisés. Ce qui bougeait drôlement, c’étaient ses trous de nez, mais je ne crois pas que c’est en faisant ça qu’on aura des muscles.
Le professeur s’est passé une main sur la figure et puis il nous a dit qu’on verrait plus tard pour les mouvements de bras, qu’on allait faire des jeux pour commencer. Il est chouette, le professeur
— Nous allons faire des courses, il a dit. Mettez-vous en rang, là. Vous partirez au coup de sifflet. Le premier arrivé au parasol, là-bas, c’est le vainqueur. Prêts? et le professeur a donné un coup de sifflet. Le seul qui est parti, c’est Mamert, parce que nous, on a regardé le coquillage que Fabrice avait trouvé sur la plage, et Côme nous a expliqué qu’il en avait trouvé un beaucoup plus grand l’autre jour et qu’il allait l’offrir à son papa pour qu’il s’en fasse un cendrier. Alors, le professeur a jeté son sifflet par terre et il a donné des tas de coups de pied dessus. La dernière fois que j’ai vu quelqu’un d’aussi fâché que ça, c’est à l’école, quand Agnan, qui est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse, a su qu’il était second à la composition d’arithmétique.
— Est-ce que vous allez vous décider à m’obéir ? a crié le professeur.
— Ben quoi, a dit Fabrice, on allait partir pour votre course, m’sieur, y a rien qui presse.
Le professeur a fermé les yeux et les poings, et puis il a levé ses trous de nez qui bougeaient, vers le ciel. Quand il a redescendu la tête, il s’est mis à parler très lentement et très doucement.
— Bon, il a dit, on recommence. Tous prêts pour le départ.
— Ah non, a crié Mamert, c’est pas juste ! C’est moi qui ai gagné, j’étais le premier au parasol! C’est pas juste et je le dirai à mon papa ! et il s’est mis à pleurer et à donner des coups de pied dans le sable et puis il a dit que puisque c’était comme ça, il s’en allait et il est parti en pleurant et je crois qu’il a bien fait de partir, parce que le professeur le regardait de la même façon que papa regardait le ragoût qu’on nous a servi hier soir pour le dîner.
— Mes enfants, a dit le professeur, mes chers petits, mes amis, celui qui ne fera pas ce que je lui dirai de faire... je lui flanque une fessée dont il se souviendra longtemps!
— Vous n’avez pas le droit, a dit quelqu’un, il n’y a que mon papa, ma maman, tonton et pépé qui ont le droit de me donner des fessées !
— Qui a dit ça? a demandé le professeur.
— C’est lui, a dit Fabrice en montrant un type de l’hôtel de la Plage, un tout petit type.
— C’est pas vrai, sale menteur, a dit le petit type et Fabrice lui a jeté du sable à la figure, mais le petit type lui a donné une drôle de claque. Moi je crois que le petit type avait déjà dû faire de la gymnastique et Fabrice a été tellement surpris, qu’il a oublié de pleurer. Alors, on a tous commencé à se battre, mais ceux de l’hôtel de la Mer et ceux de l’hôtel de la Plage, c’est des traîtres.
Quand on a fini de se battre, le professeur, qui était assis sur le sable, s’est levé et il a dit :
— Bien. Nous allons passer au jeu suivant. Tout le monde face à la mer. Au signal, vous allez tous à l’eau ! Prêts ? Partez !
Ça, ça nous plaisait bien, ce qu’il y a de mieux à la plage, avec le sable, c’est la mer. On a couru drôlement et l’eau était chouette et on s’est éclaboussés les uns les autres et on a joué à sauter avec les vagues et Côme criait:
« Regardez-moi! Regardez-moi! Je fais du crawl ! » et quand on s’est retournés, on a vu que le professeur n’était plus là.
Et aujourd’hui, on a eu un nouveau professeur de gymnastique.
— Je m’appelle Jules Martin, il nous a dit, et vous?
Les vacances se poursuivent agréablement, et le père de Nicolas n’a rien à reprocher à l’hôtel Beau-Rivage, si ce n’est son ragoût, surtout le soir où il a trouvé un coquillage dedans. Comme il n’y a plus de professeur de gymnastique pour l’instant, les enfants cherchent d’autres activités pour y déverser le trop-plein de leur énergie...
Questions:
1. Pourquoi les parents se sont-ils empressés d’inscrire leurs enfants au cours du nouveau professeur de gymnastique?
2. Qu’Irénée, Fructueux et Côme, pensent-ils des muscles du professeur de gymnastique?
3. Selon le garçon de l’hôtel de la Plage, pourquoi son hôtel est-il meilleur que celui de Nicolas?
4. Quand le professeur a suggéré des courses, le seul garçon qui est parti était Mamert. Pourquoi?
5. Le prof commence à devenir impatient avec les enfants. Qu’est-ce qui indique qu’il se fâche et qu’est-ce qu’il suggère comme punition à celui qui n’obéît pas?
6. Quelle est la dernière activité que le prof suggère aux enfants et quelle est leur réaction cette fois?
7. a) Racontez toutes les activités que le prof a suggérées aux enfants. Selon vous, qu’est-ce qu’il aurait dû faire pour avoir eu plus de succès avec les enfants?
b) Imaginez que vous êtes le professeur de gymnastique qui est parti. Quels conseils donneriez-vous au nouveau professeur?
Pour écouter le texte, cliquez ici
Chapitre 5 – La gym
Un nouveau professeur de gymnastique a fait son apparition sur la plage, et tous les parents se sont empressés d’inscrire leurs enfants à son cours. Ils ont pensé, dans leur sagesse de parents, que d’occuper les enfants pendant une heure tous les jours pouvait faire le plus grand bien à tout le monde.
Hier, on a eu un nouveau professeur de gymnastique.
— Je m’appelle Hector Duval, il nous a dit, et vous?
— Nous pas, a répondu Fabrice, et ça, ça nous a fait drôlement rigoler.
J’étais sur la plage avec tous les copains de l’hôtel, Blaise, Fructueux, Mamert, qu’il est bête celui-là! Irénée, Fabrice et Côme. Pour la leçon de gymnastique, il y avait des tas d’autres types ; mais ils sont de l’hôtel de la Mer et de l’hôtel de la Plage et nous, ceux du Beau-Rivage, on ne les aime pas.
Le professeur, quand on a fini de rigoler, il a plié ses bras et ça a fait deux gros tas de muscles.
— Vous aimeriez avoir des biceps comme ça? a demandé le professeur.
— Bof, a répondu Irénée.
— Moi, je ne trouve pas ça joli, a dit Fructueux, mais Côme a dit qu’après tout, oui, pourquoi pas, il aimerait bien avoir des trucs comme ça sur les bras pour épater les copains à l’école. Côme, il m’énerve, il veut toujours se montrer. Le professeur a dit:
— Eh bien, si vous êtes sages et vous suivez bien les cours de gymnastique, à la rentrée, vous aurez tous des muscles comme ça.
Alors, le professeur nous a demandé de nous mettre en rang et Côme m’a dit:
— Chiche que tu ne sais pas faire des galipettes comme moi. Et il a fait une galipette.
Moi, ça m’a fait rigoler, parce que je suis terrible pour les galipettes, et je lui ai montré.
— Moi aussi je sais ! Moi aussi je sais ! a dit Fabrice, mais lui, il ne savait pas. Celui qui les faisait bien, c’était Fructueux, beaucoup mieux que Blaise, en tout cas. On était tous là, à faire des galipettes partout, quand on a entendu des gros coups de sifflet à roulette.
— Ce n’est pas bientôt fini? a crié le professeur. Je vous ai demandé de vous mettre en rang, vous aurez toute la journée pour faire les clowns!
On s’est mis en rang pour ne pas faire d’histoires et le professeur nous a dit qu’il allait nous montrer ce que nous devions faire pour avoir des tas de muscles partout. Il a levé les bras et puis il les a baissés, il les a levés et il les a baissés, il les a levés et un des types de l’hôtel de la Mer nous a dit que notre hôtel était moche.
— C’est pas vrai, a crié Irénée, il est rien chouette notre hôtel, c’est le vôtre qui est drôlement laid!
— Dans le nôtre, a dit un type de l’hôtel de la Plage, on a de la glace au chocolat tous les soirs
— Bah! a dit un de ceux de l’hôtel de la Mer, nous, on en a à midi aussi et jeudi il y avait des crêpes à la confiture!
— Mon papa, a dit Côme, il demande toujours des suppléments, et le patron de l’hôtel lui donne tout ce qu’il veut!
— Menteur, c’est pas vrai! a dit un type de l’hôtel de la Plage.
— Ça va continuer longtemps, votre petite conversation ? a crié le professeur de gymnastique, qui ne bougeait plus les bras parce qu’il les avait croisés. Ce qui bougeait drôlement, c’étaient ses trous de nez, mais je ne crois pas que c’est en faisant ça qu’on aura des muscles.
Le professeur s’est passé une main sur la figure et puis il nous a dit qu’on verrait plus tard pour les mouvements de bras, qu’on allait faire des jeux pour commencer. Il est chouette, le professeur
— Nous allons faire des courses, il a dit. Mettez-vous en rang, là. Vous partirez au coup de sifflet. Le premier arrivé au parasol, là-bas, c’est le vainqueur. Prêts? et le professeur a donné un coup de sifflet. Le seul qui est parti, c’est Mamert, parce que nous, on a regardé le coquillage que Fabrice avait trouvé sur la plage, et Côme nous a expliqué qu’il en avait trouvé un beaucoup plus grand l’autre jour et qu’il allait l’offrir à son papa pour qu’il s’en fasse un cendrier. Alors, le professeur a jeté son sifflet par terre et il a donné des tas de coups de pied dessus. La dernière fois que j’ai vu quelqu’un d’aussi fâché que ça, c’est à l’école, quand Agnan, qui est le premier de la classe et le chouchou de la maîtresse, a su qu’il était second à la composition d’arithmétique.
— Est-ce que vous allez vous décider à m’obéir ? a crié le professeur.
— Ben quoi, a dit Fabrice, on allait partir pour votre course, m’sieur, y a rien qui presse.
Le professeur a fermé les yeux et les poings, et puis il a levé ses trous de nez qui bougeaient, vers le ciel. Quand il a redescendu la tête, il s’est mis à parler très lentement et très doucement.
— Bon, il a dit, on recommence. Tous prêts pour le départ.
— Ah non, a crié Mamert, c’est pas juste ! C’est moi qui ai gagné, j’étais le premier au parasol! C’est pas juste et je le dirai à mon papa ! et il s’est mis à pleurer et à donner des coups de pied dans le sable et puis il a dit que puisque c’était comme ça, il s’en allait et il est parti en pleurant et je crois qu’il a bien fait de partir, parce que le professeur le regardait de la même façon que papa regardait le ragoût qu’on nous a servi hier soir pour le dîner.
— Mes enfants, a dit le professeur, mes chers petits, mes amis, celui qui ne fera pas ce que je lui dirai de faire... je lui flanque une fessée dont il se souviendra longtemps!
— Vous n’avez pas le droit, a dit quelqu’un, il n’y a que mon papa, ma maman, tonton et pépé qui ont le droit de me donner des fessées !
— Qui a dit ça? a demandé le professeur.
— C’est lui, a dit Fabrice en montrant un type de l’hôtel de la Plage, un tout petit type.
— C’est pas vrai, sale menteur, a dit le petit type et Fabrice lui a jeté du sable à la figure, mais le petit type lui a donné une drôle de claque. Moi je crois que le petit type avait déjà dû faire de la gymnastique et Fabrice a été tellement surpris, qu’il a oublié de pleurer. Alors, on a tous commencé à se battre, mais ceux de l’hôtel de la Mer et ceux de l’hôtel de la Plage, c’est des traîtres.
Quand on a fini de se battre, le professeur, qui était assis sur le sable, s’est levé et il a dit :
— Bien. Nous allons passer au jeu suivant. Tout le monde face à la mer. Au signal, vous allez tous à l’eau ! Prêts ? Partez !
Ça, ça nous plaisait bien, ce qu’il y a de mieux à la plage, avec le sable, c’est la mer. On a couru drôlement et l’eau était chouette et on s’est éclaboussés les uns les autres et on a joué à sauter avec les vagues et Côme criait:
« Regardez-moi! Regardez-moi! Je fais du crawl ! » et quand on s’est retournés, on a vu que le professeur n’était plus là.
Et aujourd’hui, on a eu un nouveau professeur de gymnastique.
— Je m’appelle Jules Martin, il nous a dit, et vous?
Les vacances se poursuivent agréablement, et le père de Nicolas n’a rien à reprocher à l’hôtel Beau-Rivage, si ce n’est son ragoût, surtout le soir où il a trouvé un coquillage dedans. Comme il n’y a plus de professeur de gymnastique pour l’instant, les enfants cherchent d’autres activités pour y déverser le trop-plein de leur énergie...
Questions:
1. Pourquoi les parents se sont-ils empressés d’inscrire leurs enfants au cours du nouveau professeur de gymnastique?
2. Qu’Irénée, Fructueux et Côme, pensent-ils des muscles du professeur de gymnastique?
3. Selon le garçon de l’hôtel de la Plage, pourquoi son hôtel est-il meilleur que celui de Nicolas?
4. Quand le professeur a suggéré des courses, le seul garçon qui est parti était Mamert. Pourquoi?
5. Le prof commence à devenir impatient avec les enfants. Qu’est-ce qui indique qu’il se fâche et qu’est-ce qu’il suggère comme punition à celui qui n’obéît pas?
6. Quelle est la dernière activité que le prof suggère aux enfants et quelle est leur réaction cette fois?
7. a) Racontez toutes les activités que le prof a suggérées aux enfants. Selon vous, qu’est-ce qu’il aurait dû faire pour avoir eu plus de succès avec les enfants?
b) Imaginez que vous êtes le professeur de gymnastique qui est parti. Quels conseils donneriez-vous au nouveau professeur?
Pour écouter le texte, cliquez ici
COMPRÉHENSION ÉCRITE: LE PETIT NICOLAS 4
Lisez le texte et répondez aux questions.
Questions:
1. Selon M. Lanternau, pourquoi est-ce que c’est une excellente idée qu’ils accompagnent Nicolas et ses parents à l’île des Embruns? Cependant, que le père de Nicolas pense-t-il de cette idée?
2. Pourquoi M. Lanternau se considère-t-il un marin?
3. Pourquoi, pensez-vous, est-ce que la mère de Nicolas ne veut plus parler au sujet du mal de mer avec Nicolas?
4. Pourquoi le père de Nicolas et M Lanternau se racontent-ils des histoires de repas et de restaurants?
5. Pourquoi est-ce qu’il "a fallu revenir au port le plus vite possible" ? Qu’est-ce qu’il y a d’ironique dans cette situation?
6. Dans ce chapitre, la relation entre M. Lanternau et le père de Nicolas change un petit peu. Quel est ce changement et qu’est-ce qu’il révèle de la personnalité des deux hommes?
Chapitre
4 – L’île des Embruns
De
l’hôtel Beau-Rivage, on a vue sur la mer, quand on se met debout
sur le bord de la baignoire, et il faut faire attention de ne pas
glisser. Quand il fait beau, et si on n’a pas glissé, on distingue
très nettement la mystérieuse île des Embruns, où, d’après une
brochure éditée par le Syndicat d’Initiative, le Masque de Fer a
failli être emprisonné. On peut visiter le cachot qu’il aurait
occupé, et acheter des souvenirs à la buvette.
C’est
chic, parce qu’on va faire une excursion en bateau. M. et Mme
Lanternau viennent avec nous, et ça, ça n’a pas tellement plu à
papa qui n’aime pas beaucoup M. Lanternau, je crois. Et je ne
comprends pas pourquoi. M. Lanternau, qui passe ses vacances dans le
même hôtel que nous, est très drôle et il essaie toujours
d’amuser les gens. Hier, il est venu dans la salle à manger avec
un faux nez et une grosse moustache et il a dit au patron de l’hôtel
que le poisson n’était pas frais. Moi, ça m’a fait drôlement
rigoler. C’est quand maman a dit à Mme Lanternau que nous allions
en excursion à l’île des Embruns, que M. Lanternau a dit: «
Excellente idée, nous irons avec vous,
comme ça, vous ne risquerez pas de vous ennuyer! »
et après, papa a dit à maman que ce
n’était pas malin ce qu’elle avait fait et que ce boute-en-train
à la manque allait nous gâcher la promenade.
Nous
sommes partis de l’hôtel le matin, avec un panier de pique-nique
plein d’escalopes froides, de sandwiches, d’oeufs durs, de
bananes et de cidre. C’était chouette. Et puis M. Lanternau
est arrivé avec une casquette blanche de marin, moi j’en veux une
comme ça, et il a dit: «Alors, l’équipage, prêt à
l’embarquement? En avant, une deux, une deux, une deux! »
Papa a dit des choses à voix basse et
maman l’a regardé avec des gros yeux.
Au
port, quand j’ai vu le bateau, j’ai été un peu déçu, parce
qu’il était tout petit, le bateau. Il s’appelait «
La Jeanne »
et le patron avait une grosse tête
rouge avec un béret dessus et il ne portait pas un uniforme avec des
tas de galons en or, comme j’espérais, pour le raconter à
l’école aux copains quand je rentrerai de vacances, mais ça ne
fait rien, je le raconterai quand même, après tout, quoi, à la
fin?
— Alors,
capitaine, a dit M. Lanternau, tout est paré à bord?
— C’est
bien vous les touristes pour l’île des Embruns? a demandé le
patron et puis nous sommes montés sur son bateau. M. Lanternau est
resté debout et il a crié :
— Larguez
les amarres ! Hissez les voiles En avant, toute!
— Remuez
pas comme ça, a dit papa, vous allez tous nous flanquer à l’eau!
— Oh
oui, a dit maman, soyez prudent M. Lanternau. Et puis elle a ri un
petit coup, elle m’a serré la main très fort et elle m’a dit de
ne pas avoir peur mon chéri. Mais moi, comme je le raconterai à
l’école à la rentrée, je n’ai jamais peur.
— Ne
craignez rien, petite madame, a dit M. Lanternau à maman, c'est un
vieux marin que vous avez à bord!
— Vous
avez été marin, vous? a demandé papa.
— Non,
a répondu M. Lanternau, mais chez moi, sur la cheminée, j’ai un
petit voilier dans une bouteille ! Et il a fait un gros rire et il a
donné une grande claque sur le dos de papa.
Le
patron du bateau n’a pas hissé les voiles, comme l’avait demandé
M. Lanternau, parce qu’il n’y avait pas de voiles sur le bateau.
Il y avait un moteur qui faisait potpotpot et qui sentait comme
l’autobus qui passe devant la maison, chez nous. Nous sommes sortis
du port et il y avait des petites vagues et le bateau remuait,
c’était chouette comme tout.
— La
mer va être calme? a demandé papa au patron du bateau. Pas de grain
à l’horizon?
M.
Lanternau s’est mis à rigoler.
— Vous,
il a dit à papa, vous avez peur d’avoir le mal de mer!
— Le
mal de mer? a répondu papa. Vous voulez plaisanter. J’ai le pied
marin, moi. Je vous parie que vous aurez le mal de mer avant moi,
Lanternau!
— Tenu!
a dit M. Lanternau et il a donné une grosse claque sur le dos de
papa, et papa a fait une tête comme s’il voulait donner une claque
sur la figure de M. Lanternau.
— C’est
quoi, le mal de mer, maman? j’ai demandé.
— Parlons
d’autre chose, mon chéri, si tu veux bien, m’a répondu maman.
Les
vagues devenaient plus fortes et c’était de plus en plus chouette.
De là où nous étions, on voyait l’hôtel qui avait l’air tout
petit et j’ai reconnu la fenêtre qui donnait sur notre baignoire,
parce que maman avait laissé son maillot rouge à sécher. Pour
aller à l’île des Embruns, ça prend une heure, il paraît. C’est
un drôle de voyage!
— Dites
donc, a dit M. Lanternau à papa, je connais une histoire qui va vous
amuser. Voilà: il y avait deux clochards qui avaient envie de manger
des spaghetti...
Malheureusement
je n’ai pas pu connaître la suite de l’histoire, parce que M.
Lanternau a continué à la raconter à l’oreille de papa.
— Pas
mal, a dit papa, et vous connaissez celle du médecin qui soigne un
cas d’indigestion? et comme M. Lanternau ne la connaissait
pas, papa la lui a racontée à l’oreille. Ils sont embêtants, à
la fin! Maman, elle, n’écoutait pas, elle regardait, vers
l’hôtel. Mme Lanternau, comme d’habitude, elle ne disait
rien. Elle a toujours l’air un peu fatiguée.
Devant
nous, il y avait l’île des Embruns, elle était encore loin et
c’était joli à voir avec toute la mousse blanche des vagues. Mais
M. Lanternau ne regardait pas l’île, il regardait papa, et, quelle
drôle d’idée, il a tenu absolument à lui raconter ce qu’il
avait mangé dans un restaurant avant de partir en vacances. Et papa,
qui pourtant, d’habitude, n’aime pas faire la conversation avec
M. Lanternau, lui a raconté tout ce qu’il avait mangé à son
repas de première communion. Moi, ils commençaient à me
donner faim avec leurs histoires. J’ai voulu demander à maman
de me donner un oeuf dur, mais elle ne m’a pas entendu parce
qu’elle avait les mains sur les oreilles, à cause du vent, sans
doute.
— Vous
m’avez l’air un peu pâle, a dit M. Lanternau à papa, ce qui
vous ferait du bien, c’est un grand bol de graisse de mouton tiède.
— Oui,
a dit papa, ce n’est pas mauvais avec des huîtres recouvertes de
chocolat chaud.
L’île
des Embruns était tout près maintenant.
— Nous
allons bientôt débarquer, a dit M. Lanternau à papa, vous seriez
chiche de manger une escalope froide ou un sandwich, tout de suite,
avant de quitter le bateau?
— Mais
certainement, a répondu papa, l’air du large, ça creuse! Et papa
a pris le panier à pique-nique et puis il s’est retourné vers le
patron du bateau.
— Un
sandwich avant d’accoster, patron? a demandé papa.
Eh
bien, on n’y est jamais arrivé à l’île des Embruns, parce que
quand il a vu le sandwich, le patron du bateau est devenu très
malade et il a fallu revenir au port le plus vite possible.
1. Selon M. Lanternau, pourquoi est-ce que c’est une excellente idée qu’ils accompagnent Nicolas et ses parents à l’île des Embruns? Cependant, que le père de Nicolas pense-t-il de cette idée?
2. Pourquoi M. Lanternau se considère-t-il un marin?
3. Pourquoi, pensez-vous, est-ce que la mère de Nicolas ne veut plus parler au sujet du mal de mer avec Nicolas?
4. Pourquoi le père de Nicolas et M Lanternau se racontent-ils des histoires de repas et de restaurants?
5. Pourquoi est-ce qu’il "a fallu revenir au port le plus vite possible" ? Qu’est-ce qu’il y a d’ironique dans cette situation?
6. Dans ce chapitre, la relation entre M. Lanternau et le père de Nicolas change un petit peu. Quel est ce changement et qu’est-ce qu’il révèle de la personnalité des deux hommes?
Pour écouter le texte, cliquez ici
COMPRÉHENSION ÉCRITE: LE PETIT NICOLAS 3
Lisez le texte et répondez aux questions.
Chapitre
3 - Le boute-en-train
Nous
on est en vacances dans un hôtel, et il y a la plage et la mer et
c’est drôlement chouette, sauf aujourd’hui où il pleut et
ce n’est pas rigolo, c’est vrai ça, à la fin. Ce qui est
embêtant, quand il pleut, c’est que les grands ne savent pas
nous tenir et nous on est insupportables et ça fait des
histoires. J’ai des tas de copains à l’hôtel, il y a Blaise, et
Fructueux, et Mamert, qu’il est bête celui-là! et Irénée, qui a
un papa grand et fort, et Fabrice, et puis Côme. Ils sont chouettes,
mais ils ne sont pas toujours très sages. Pendant le déjeuner,
comme c’était mercredi il y avait des raviolis et des escalopes,
sauf pour le papa et la maman de Côme qui prennent toujours des
suppléments et qui ont eu des langoustines, moi j’ai dit que je
voulais aller à la plage. «Tu vois bien qu’il pleut, m’a
répondu papa, ne me casse pas les oreilles. Tu joueras dans l’hôtel
avec tes petits camarades. » Moi,
j’ai dit que je voulais bien jouer avec mes petits camarades, mais
à la plage, alors papa m’a demandé si je voulais une fessée
devant tout le monde et comme je ne voulais pas, je me suis mis à
pleurer.
A la
table de Fructueux, ça pleurait dur aussi et puis la maman de Blaise
a dit au papa de Blaise que c’était une drôle d’idée qu’il
avait eue de venir passer ses vacances dans un endroit où il
pleuvait tout le temps et le papa de Blaise s’est mis à crier que
ce n’était pas lui qui avait eu cette idée, que la dernière idée
qu’il avait eue dans sa vie, c’était celle de se marier. Maman a
dit à papa qu’il ne fallait pas faire pleurer le petit, papa a
crié qu’on commençait à lui chauffer les oreilles et Irénée a
fait tomber par terre sa crème renversée et son papa lui a donné
une gifle. Il y avait un drôle de bruit dans la salle à manger et
le patron de l’hôtel est venu, il a dit qu’on allait servir le
café dans le salon, qu’il allait mettre des disques et qu’il
avait entendu à la radio que demain il allait faire un soleil
terrible.
Et
dans le salon, M. Lanternau a dit : «
Moi, je vais m’occuper des gosses ! »
M. Lanternau est un monsieur très
gentil, qui aime bien rigoler très fort et se faire ami avec
tout le monde. II donne des tas de claques sur les épaules des gens
et papa n’a pas tellement aimé ça, mais c’est parce qu’il
avait un gros coup de soleil quand M. Lanternau lui a donné sa
claque. Le soir où M. Lanternau s’est déguisé avec un rideau et
un abat-jour, le patron de l’hôtel a expliqué à papa que M.
Lanternau était un vrai boute-en-train. «
Moi, il ne me fait pas rigoler », a
répondu papa, et il est allé se coucher.
Mme
Lanternau, qui est en vacances avec M. Lanternau, elle ne dit jamais
rien, elle a l’air un peu fatiguée.
M.
Lanternau s’est mis debout, il a levé un bras et il a crié :
— Les
gosses! A mon commandement! Tous derrière moi en colonne par un !
Prêts? Direction la salle à manger, en avant, marche! Une deux, une
deux, une deux! Et M. Lanternau est parti dans la salle à
manger, d’où il est ressorti tout de suite, pas tellement content.
Et alors, il a demandé, pourquoi ne m’avez-vous pas suivi ?
— Parce
que nous, a dit Mamert (qu’il est bête, celui-là !), on veut
aller jouer sur la plage.
Mais
non, mais non, a dit M. Lanternau, il faut être fou pour vouloir
aller se faire tremper par la pluie sur la plage ! Venez avec
moi, on va s’amuser bien mieux que sur la plage. Vous verrez,
après, vous voudrez qu’il pleuve tout le temps! Et M. Lanternau
s’est mis à faire des gros rires.
— On
y va? j’ai demandé à Irénée.
— Bof,
a répondu Irénée, et puis on y est allé avec les autres.
Dans
la salle à manger, M. Lanternau a écarté les tables et les chaises
et il a dit qu’on allait jouer à colin-maillard. «Qui s’y
colle? »a
demandé M. Lanternau et nous on lui a dit que c’était lui qui s’y
collait, alors, il a dit bon et il a demandé qu’on lui bande les
yeux avec un mouchoir et quand il a vu nos mouchoirs, il a préféré
prendre le sien. Après ça, il a mis les bras devant lui et il
criait : « Hou,
je vous attrape ! Je vous attrape, houhou ! »
et il faisait des tas de gros rires.
Moi,
je suis terrible aux dames, c’est pour ça que ça m’a fait
rigoler quand Blaise a dit qu’il pouvait battre n’importe qui aux
dames, qu’il était champion. Blaise, ça ne lui a pas plu que je
rigole et il m’a dit que puisque j’étais si malin, on allait
voir, et nous sommes allés dans le salon pour demander le jeu de
dames au patron de l’hôtel et les autres nous ont suivis pour
savoir qui était le plus fort. Mais le patron de l’hôtel n’a
pas voulu nous prêter les dames, il a dit que le jeu était pour les
grandes personnes et qu’on allait lui perdre des pions. On était
là tous à discuter, quand on a entendu une grosse voix derrière
nous: « Ça
vaut pas de sortir de la salle à manger ! »
C’était M. Lanternau qui venait nous
chercher et qui nous avait trouvés parce qu’il n’avait plus les
yeux bandés. Il était tout rouge et sa voix tremblait un peu, comme
celle de papa, la fois où il m’a vu en train de faire des bulles
de savon avec sa nouvelle pipe.
Bien,
a dit M. Lanternau, puisque vos parents sont partis faire la sieste,
nous allons rester dans le salon et nous amuser gentiment. Je connais
un jeu formidable, on prend tous du papier et un crayon, et moi je
dis une lettre et il faut écrire cinq noms de pays, cinq noms
d’animaux et cinq noms de villes. Celui qui perd, il aura un gage.
M.
Lanternau est allé chercher du papier et des crayons et nous, nous
sommes allés dans la salle à manger jouer à l’autobus avec les
chaises. Quand M. Lanternau est venu nous chercher, je crois qu’il
était un peu fâché. « Au
salon, tous ! »
il a dit.
— Nous
allons commencer par la - lettre « A
», a dit M. Lanternau. Au travail! et il s’est mis à écrire
drôlement vite.
— La
mine de mon crayon s’est cassée, c’est pas juste! a dit
Fructueux et Fabrice a crié:
— M’sieu!
Côme copie!
— C’est
pas vrai, sale menteur! a répondu Côme et Fabrice lui a donné une
gifle. Côme, il est resté un peu étonné et puis il a commencé à
donner des coups de pied à Fabrice, et puis Fructueux a voulu
prendre mon crayon juste quand j’allais écrire "Autriche"
» et je
lui ai donné un coup de poing sur le nez, alors Fructueux a
fermé les yeux et il a donné des claques partout et Irénée en a
reçu une et puis Mamert demandait en criant : «
Eh, les gars ! Asnières, c’est un
pays ? » On
faisait tous un drôle de bruit et c’était chouette comme une
récré, quand, bing! il y a un cendrier qui est tombé par terre.
Alors le patron de l’hôtel est venu en courant, il s’est mis à
crier et à nous gronder et nos papas et nos mamans sont venus dans
le salon et ils se sont disputés avec nous et avec le patron de
l’hôtel. M. Lanternau, lui, il était parti.
C’est
Mme Lanternau qui l’a retrouvé le soir, à l’heure du dîner. Il
paraît que M. Lanternau avait passé l’après-midi à se
faire tremper par la pluie, assis sur la plage.
Et
c’est vrai que M. Lanternau est un drôle de boute-en-train, parce
que papa, quand il l’a vu revenir à l’hôtel, il a tellement
rigolé, qu’il n’a pas pu manger. Et pourtant, le mercredi soir,
c’est de la soupe au poisson !
Questions:
1. Selon Nicolas, qu’est-ce qui est embêtant quand il pleut?
2. Qui est M. Lanternau et comment est-il?
3. Pourquoi les enfants ont-ils tous quitté la salle à manger?
4. Pourquoi le patron de l’hôtel ne veut-il pas prêter le jeu de dames aux enfants?
5. M. Lanternau suggère une autre activité aux enfants, mais il n’à pas beaucoup de succès cette fois non plus. Qu’est-ce qui arrive et quel en est le résultat?
6. Comment M. Lanternau avait-il passé le reste de l’après-midi?
7. M. Lanternau suggère le jeu "colin-maillard" aux enfants. Comment joue-t-on ce jeu? Quels sont d’autres jeux populaires chez les enfants? Quels jeux jouiez-vous quand vous étiez petit?
2. Qui est M. Lanternau et comment est-il?
3. Pourquoi les enfants ont-ils tous quitté la salle à manger?
4. Pourquoi le patron de l’hôtel ne veut-il pas prêter le jeu de dames aux enfants?
5. M. Lanternau suggère une autre activité aux enfants, mais il n’à pas beaucoup de succès cette fois non plus. Qu’est-ce qui arrive et quel en est le résultat?
6. Comment M. Lanternau avait-il passé le reste de l’après-midi?
7. M. Lanternau suggère le jeu "colin-maillard" aux enfants. Comment joue-t-on ce jeu? Quels sont d’autres jeux populaires chez les enfants? Quels jeux jouiez-vous quand vous étiez petit?
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11 abr. 2013
COMPRÉHENSION ÉCRITE: LE PETIT NICOLAS 2
Lisez le texte et répondez aux questions.
1. Pourquoi le père de Nicolas a-t-il dit à Nicolas d’aller jouer avec ses camarades?
2. Comment le père d’Irénée a-t-il convaincu le père de Nicolas d’aller chercher le ballon de son fils?
3. Pourquoi, selon le monsieur à la casquette blanche, était-il dangereux d’avoir un trou dans le sable?
4. Pourquoi Papa doit-il déboucher le même trou qu’il vient de déboucher avant le déjeuner?
5. Pourquoi Papa doit-il rester couché pendant deux jours?
6. "Ah! Quand je pense aux copains qui sont restés au bureau!" Papa a dit la même phrase au début des vacances. Quelle est l’ironie de cette phrase en comparant les sentiments de Papa au début et à la fin du chapitre?
Chapitre
2 - La
plage, c’est chouette
Le père
de Nicolas ayant pris sa décision, il ne restait plus qu’à ranger
la maison, mettre les housses, enlever les tapis, décrocher les
rideaux, faire les bagages, sans oublier d’emporter les oeufs durs
et les bananes pour manger dans le compartiment.
Le voyage
en train s’est très bien passé, même si la mère de Nicolas
s’est entendu reprocher d’avoir mis le sel pour les oeufs durs
dans la malle marron qui est dans le fourgon. Et c’est l’arrivée
à Bains-les-Mers, à l’hôtel Beau-Rivage. La plage est là,
et les vacances peuvent commencer...
A la
plage, on rigole bien. Je me suis fait des tas de copains, il y a
Blaise, et puis Fructueux, et Mamert;
qu’il est bête celui-là ! Et Irénée
et Fabrice et Côme et puis Yves, qui n’est pas en vacances parce
qu’il est du pays et on joue ensemble, on se dispute, on ne se
parle plus et c’est drôlement chouette.
Va
jouer gentiment avec tes petits camarades, m’a dit papa ce
matin, moi je vais me reposer et prendre un bain de soleil. »
Et puis, il a commencé à se mettre de
l’huile partout et il rigolait en disant : «Ah
! quand je pense aux copains qui sont restés au bureau! »
Nous,
on a commencé à jouer avec le ballon d’Irénée. «
Allez jouer plus loin », a dit papa,
qui avait fini de se huiler, et bing ! le ballon est tombé sur la
tête de papa. Ça, ça ne lui a pas plu à papa. Il s’est fâché
tout plein et il a donné un gros coup de pied dans le ballon, qui
est allé tomber dans l’eau, très loin. Un shoot terrible. «
C’est vrai ça, à la fin», a dit
papa. Irénée est parti en courant et il est revenu avec son papa.
Il est drôlement grand et gros le papa d’Irénée, et il n’avait
pas l’air content.
— C’est
lui! a dit Irénée en montrant papa avec le doigt.
— C’est
vous, a dit le papa d’Irénée à mon papa, qui avez jeté dans
l’eau le ballon du petit?
— Ben
oui, a répondu mon papa au papa d’Irénée, mais ce ballon, je
l’avais reçu dans la figure.
— Les
enfants, c’est sur la plage pour se détendre, a dit le papa
d’Irénée, si ça ne vous plaît pas, restez chez vous. En
attendant, ce ballon, il faut aller le chercher.
Ne
fais pas attention, a dit maman à papa. Mais papa a préféré faire
attention.
— Bon,
bon, il a dit, je vais aller le chercher, ce fameux ballon.
— Oui,
a dit le papa d’Irénée, moi à votre place j’irais aussi.
Papa,
ça lui a pris du temps de chercher le ballon, que le vent avait
poussé très loin. Il avait l’air fatigué, papa, quand il a rendu
le ballon à Irénée et il nous a dit :
— Ecoutez,
les enfants, je veux me reposer tranquille. Alors, au lieu de jouer
au ballon, pourquoi ne jouez-vous pas à autre chose?
— Ben,
à quoi par exemple, hein, dites? a demandé Mamert. Qu’il est bête
celui-là !
— Je
ne sais pas, moi, a répondu papa, faites des trous, c’est amusant
de faire des trous dans le sable. Nous, on a trouvé que c’était
une idée terrible et on a pris nos pelles pendant que papa a voulu
commencer à se rehuiler, mais il n’a pas pu, parce qu’il n’y
avait plus d’huile dans la bouteille. «Je vais aller en acheter au
magasin, au bout de la promenade
», a dit papa, et maman lui a demandé pourquoi il ne restait pas un
peu tranquille.
On a
commencé à faire un trou. Un drôle de trou, gros et profond comme
tout. Quand papa est revenu avec sa bouteille d’huile, je l’ai
appelé et je lui ai dit :
— T’as
vu notre trou, papa?
Il est
très joli, mon chéri, a dit papa, et il a essayé de déboucher sa
bouteille d’huile avec ses dents. Et puis, est venu un monsieur
avec une casquette blanche et il nous a demandé qui nous avait
permis de faire ce trou dans sa plage. «C’est lui, m’sieur ! »
ont dit tous mes copains en montrant
papa. Moi j’étais très fier, parce que je croyais que le monsieur
à la casquette allait féliciter papa. Mais le monsieur n’avait
pas l’air content.
— Vous
n’êtes pas un peu fou, non, de donner des idées comme ça aux
gosses? a demandé le monsieur. Papa, qui travaillait toujours à
déboucher sa bouteille d’huile, a dit : «
Et alors ? »
Et alors, le monsieur à la casquette
s’est mis à crier que c’était incroyable ce que les gens
étaient inconscients, qu’on pouvait se casser une jambe en tombant
dans le trou, et qu’à marée haute, les gens qui ne savaient pas
nager perdraient pied et se noieraient dans le trou, et que le sable
pouvait s’écrouler et qu’un de nous risquait de rester dans le
trou, et qu’il pouvait se passer des tas de choses terribles dans
le trou et qu’il fallait absolument reboucher le trou.
— Bon,
a dit papa, rebouchez le trou, les enfants. Mais les copains ne
voulaient pas reboucher le trou.
— Un
trou, a dit Côme, c’est amusant à creuser, mais c’est embêtant
à reboucher.
— Allez,
on va se baigner! a dit Fabrice. Et ils sont tous partis en courant.
Moi je suis resté, parce que j’ai vu que papa avait l’air
d’avoir des ennuis.
— Les
enfants ! Les enfants ! il a crié papa, mais le monsieur à la
casquette a dit :
— Laissez
les enfants tranquilles et rebouchez-moi ce trou en vitesse! Et il
est parti.
Papa a
poussé un gros soupir et il m’a aidé à reboucher le trou. Comme
on n’avait qu’une seule petite pelle, ça a pris du temps et on
avait à peine fini que maman a dit qu’il était l’heure de
rentrer à l’hôtel pour déjeuner, et qu’il fallait se dépêcher,
parce que, quand on est en retard, on ne vous sert pas, à l’hôtel.
« Ramasse
tes affaires, ta pelle, ton seau et viens », m’a dit maman. Moi
j’ai pris mes affaires, mais je n’ai pas trouvé mon seau. «
Ça ne fait rien, rentrons », a dit
papa. Mais moi, je me suis mis à pleurer plus fort.
Un
chouette seau, jaune et rouge, et qui faisait des pâtés terribles.
« Ne nous
énervons pas, a dit papa, où l’as-tu mis, ce seau? »
J’ai dit qu’il était peut-être au
fond du trou, celui qu’on venait de boucher. Papa m’a regardé
comme s’il voulait me donner une fessée, alors je me suis mis à
pleurer plus fort et papa a dit que bon, qu’il allait le chercher
le seau, mais que je ne lui casse plus les oreilles. Mon papa, c’est
le plus gentil de tous les papas ! Comme nous n’avions toujours que
la petite pelle pour les deux, je n’ai pas pu aider papa et je le
regardais faire quand on a entendu une grosse voix derrière nous : «
Est-ce que vous vous fichez de moi ?»
Papa a poussé un cri, nous nous sommes retournés et nous avons vu
le monsieur à la casquette blanche. «
Je crois me souvenir que je vous avais
interdit de faire des trous », a dit le monsieur. Papa lui a
expliqué qu’il cherchait mon seau. Alors, le monsieur lui a dit
que d’accord, mais à condition qu’il rebouche le trou après. Et
il est resté là pour surveiller papa.
«
Ecoute, a dit maman à papa, je rentre
à l’hôtel avec Nicolas. Tu nous rejoindras dès
que tu
auras retrouvé le seau. » Et
nous sommes partis. Papa est arrivé très tard à l’hôtel,
il était fatigué, il n’avait pas faim et il est allé se coucher.
Le seau, il ne l’avait pas trouvé, mais ce n’est pas grave,
parce que je me suis aperçu que je l’avais laissé dans ma
chambre. L’après-midi, il a fallu appeler un docteur, à cause des
brûlures de papa. Le docteur a dit à papa qu’il devait rester
couché pendant deux jours.
— On
n’a pas idée de s’exposer comme ça au soleil, a dit le docteur,
sans se mettre de l’huile sur le corps.
— Ah!
a dit papa, quand je pense aux copains qui sont restés au bureau!
Mais
il ne rigolait plus du tout en disant ça.
Malheureusement,
il arrive parfois en Bretagne que le soleil aille faire un petit tour
sur la Côte d’Azur. C’est pour cela que le patron de l’hôtel
Beau-Rivage surveille avec inquiétude son baromètre, qui mesure la
pression atmosphérique de ses pensionnaires...
Questions:
2. Comment le père d’Irénée a-t-il convaincu le père de Nicolas d’aller chercher le ballon de son fils?
3. Pourquoi, selon le monsieur à la casquette blanche, était-il dangereux d’avoir un trou dans le sable?
4. Pourquoi Papa doit-il déboucher le même trou qu’il vient de déboucher avant le déjeuner?
5. Pourquoi Papa doit-il rester couché pendant deux jours?
6. "Ah! Quand je pense aux copains qui sont restés au bureau!" Papa a dit la même phrase au début des vacances. Quelle est l’ironie de cette phrase en comparant les sentiments de Papa au début et à la fin du chapitre?
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COMPRÉHENSION ÉCRITE: LE PETIT NICOLAS 1
Lisez le texte et répondez aux questions.
Les
vacances du Petit Nicolas (de Sempé-Goscinny)
Chapitre
1 : C’est
papa qui décide
Une
studieuse année scolaire s’est terminée. Nicolas a remporté le
prix d’éloquence, qui récompense chez lui la quantité, sinon la
qualité, et il a quitté ses condisciples qui ont nom : Alceste,
Rufus, Eudes, Geoffroy, Maixent, Joachim, Clotaire et Agnan. Les
livres et les cahiers sont rangés, et c’est aux vacances qu’il
s’agit de penser maintenant.
Et chez
Nicolas, le choix de l’endroit où l’on va passer ces vacances
n’est pas un problème, car...
C’est
papa qui décide
Tous
les ans, c’est-à-dire le dernier et l’autre, parce qu’avant
c’est trop vieux et je ne me rappelle pas, Papa et Maman se
disputent beaucoup pour savoir où aller en vacances, et puis Maman
se met à pleurer et elle dit qu’elle va aller chez sa maman, et
moi je pleure aussi parce que j’aime bien Mémé, mais chez elle il
n’y a pas de plage, et à la fin on va où veut Maman et ce n’est
pas chez Mémé.
Hier,
après le dîner, Papa nous a regardés, l’air fâché et il a
dit :
— Ecoutez-moi
bien! Cette année, je ne veux pas de discussions, c’est moi qui
décide Nous irons dans le Midi. J’ai l’adresse d’une villa à
louer à Plage-les-Pins. Trois pièces, eau courante, électricité.
Je ne veux rien savoir pour aller à l’hôtel et manger de la
nourriture minable.
— Eh
bien, mon chéri, a dit Maman, ça me paraît une très bonne idée.
— Chic
! j’ai dit et je me suis mis à courir autour de la table parce que
quand on est content, c’est dur de rester assis.
Papa,
il a ouvert des grands yeux, comme il fait quand il est étonné, et
il a dit : «Ah ? Bon.»
Pendant
que Maman débarrassait la table, Papa est allé chercher son masque
de pêche sous-marine dans le placard.
— Tu
vas voir, Nicolas, m’a dit Papa, nous allons faire des parties de
pêche terribles, tous les deux.
Moi,
ça m’a fait un peu peur, parce que je ne sais pas encore très
bien nager ; si on me met bien sur l’eau je fais la planche, mais
Papa m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’il allait m’apprendre
à nager et qu’il avait été champion interrégional de nage libre
quand il était plus jeune, et qu’il pourrait encore battre des
records s’il avait le temps de s’entraîner.
— Papa
va m’apprendre à faire de la pêche sous-marine ! j’ai dit à
Maman quand elle est revenue de la cuisine.
— C’est
très bien, mon chéri, m’a répondu Maman, bien qu’en
Méditerranée il paraît qu’il n’y a plus beaucoup de poissons.
Il y a trop de pêcheurs.
— C’est
pas vrai! a dit Papa ; mais Maman lui a demandé de ne pas la
contredire devant le petit et que si elle disait ça, c’est parce
qu’elle l’avait lu dans un journal ; et puis elle s’est mise à
son tricot, un tricot qu’elle a commencé ça fait des tas de
jours.
— Mais
alors, j’ai dit à Papa, on va avoir l’air de deux guignols sous
l’eau, s’il n’y a pas de poissons!
Papa
est allé remettre le masque dans le placard sans rien dire. Moi,
j’étais pas tellement content: c’est vrai, chaque fois
qu’on va à la pêche avec Papa c’est la même chose, on ne
ramène rien. Papa est revenu et puis il a pris son journal.
— Et
alors, j’ai dit, des poissons pour la pêche sous-marine, il y en a
où?
— Demande
à ta mère, m’a répondu Papa, c’est une experte.
— Il
y en a dans l’Atlantique, mon chéri, m’a dit Maman.
Moi,
j’ai demandé si l’Atlantique c’était loin de là où nous
allions, mais Papa m’a dit que si j’étudiais un peu mieux à
l’école, je ne poserais pas de questions comme ça et ce n’est
pas très juste, parce qu’à l’école on n’a pas de classes de
pêche sous-marine ; mais je n’ai rien dit, j’ai vu que Papa
n’avait pas trop envie de parler.
— Il
faudra faire la liste des choses à emporter, a dit Maman.
— Ah!
non! a crié Papa. Cette année, nous n’allons pas partir déguisés
en camion de déménagement. Des slips de bain, des shorts, des
vêtements simples, quelques lainages...
— Et
puis des casseroles, la cafetière électrique, la couverture
rouge et un peu de vaisselle, a dit Maman.
Papa,
il s’est levé d’un coup, tout fâché, il a ouvert la bouche,
mais il n’a pas pu parler, parce que Maman l’a fait à sa place.
— Tu
sais bien, a dit Maman, ce que nous ont raconté les Blédurt quand
ils ont loué une villa l’année dernière. Pour toute vaisselle,
il y avait trois assiettes ébréchées et à la cuisine deux petites
casseroles dont une avait un trou au fond. Ils ont dû acheter sur
place à prix d’or ce dont ils avaient besoin.
— Blédurt
ne sait pas se débrouiller, a dit Papa. Et il s’est rassis.
— Possible,
a dit Maman, mais si tu veux une soupe de poisson, je ne peux pas la
faire dans une casserole trouée, même si on arrive à se procurer
du poisson.
Alors,
moi je me suis mis à pleurer, parce que c’est vrai ça, c’est
pas drôle d’aller à une mer où il n’y a pas de poissons, alors
que pas loin il y a les Atlantiques où c’en est plein. Maman a
laissé son tricot, elle m’a pris dans ses bras et elle m’a dit
qu’il ne fallait pas être triste à cause des vilains poissons et
que je serai bien content tous les matins quand je verrai la mer de
la fenêtre de ma jolie chambre.
— C’est-à-dire,
a expliqué Papa, que la mer on ne la voit pas de la villa. Mais elle
n’est pas très loin, à deux kilomètres. C’est la dernière
villa qui restait à louer à Plage-les-Pins.
— Mais
bien sûr, mon chéri, a dit Maman. Et puis elle m’a embrassé et
je suis allé jouer sur le tapis avec les deux billes que j’ai
gagnées à Eudes à l’école.
— Et
la plage, c’est des galets? a demandé Maman.
— Non,
madame! Pas du tout! a crié Papa tout content. C’est une plage de
sable! De sable très fin! On ne trouve pas un seul galet sur cette
plage !
— Tant
mieux, a dit Maman; comme ça, Nicolas ne passera pas son temps à
faire ricocher des galets sur l’eau. Depuis que tu lui as appris à
faire ça, c’est une véritable passion chez lui.
Et moi
j’ai recommencé à pleurer, parce que c’est vrai que c’est
chouette de faire ricocher des galets sur l’eau ; j’arrive à les
faire sauter jusqu’à quatre fois, et ce n’est pas juste, à la
fin, d’aller dans cette vieille villa avec des casseroles trouées,
loin de la mer, là où il n’y a ni galets ni poissons.
— Je
vais chez Mémé ! j’ai crié, et j’ai donné un coup de pied à
une des billes d’Eudes.
Maman
m’a pris de nouveau dans ses bras et elle m’a dit de ne pas
pleurer, que Papa était celui qui avait le plus besoin de vacances
dans la famille et que même si c’était moche là où il voulait
aller, il fallait y aller en faisant semblant d’être contents.
— Mais,
mais, mais..., a dit Papa.
— Moi
je veux faire des ricochets ! j’ai crié.
— Tu
en feras peut-être l’année prochaine, m’a dit Maman, si Papa
décide de nous emmener à Bains-les-Mers.
— Où
ça? a demandé Papa, qui est resté avec la bouche ouverte.
— A
Bains-les-Mers, a dit Maman, en Bretagne, là où il y a
l’Atlantique, beaucoup de poissons et un gentil petit hôtel qui
donne sur une plage de sable et de galets.
— Moi
je veux aller à Bains-les-Mers ! j’ai crié. Moi je veux aller à
Bains-les-Mers
— Mais,
mon chéri, a dit Maman, il faut être raisonnable, c’est Papa qui
décide.
Papa
s’est passé la main sur la figure, il a poussé un gros soupir et
il a dit:
— Bon,
ça va! j’ai compris. Il s’appelle comment ton hôtel?
— Beau-Rivage,
mon chéri, a dit Maman.
Papa a
dit que bon, qu’il allait écrire pour voir s’il restait encore
des chambres.
— Ce
n’est pas la peine, mon chéri, a dit Maman, c’est déjà fait.
Nous avons la chambre 29, face à la mer, avec salle de bains.
Et
Maman a demandé à Papa de ne pas bouger parce qu’elle voulait
voir si la longueur du pull-over qu’elle tricotait était bien. Il
paraît que les nuits en Bretagne sont un peu fraîches.
Questions:
1. D’habitude, comment est-ce qu’on décide où aller en vacances?
2. Comment Nicolas nage-t-il?
3. Pourquoi Papa est-il allé remettre le masque dans le placard "sans rien dire"?
4. Pourquoi Nicolas ne veut-il plus aller à cette vieille villa?
5. Comment Maman a-t-elle réussi encore une fois à décider où aller en vacances?
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